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PUBLICATIONS
« Penser la recherche comme un clinicien et la clinique comme un chercheur »
J’ai pu écrire cette phrase dans un chapitre d’ouvrage. Aujourd’hui, elle reflète clairement ma position et ma conception de ces deux mondes qui parfois s’opposent. Or, ils sont les faces d’une même pièce. Cette phrase reflète également ma représentation de ces mondes qui méritent un juste continuum pour permettre au clinicien comme au chercheur de réfléchir et d’agir en conscience. Plutôt que de dresser une liste de publications, nous avons décidé de vous conter les coulisses qui nous ont amenés à écrire puis soumettre un manuscrit, en vue d’une publication dans une revue scientifique. Toujours depuis, sur les thèmes des arts-thérapies, musicothérapies, et musique dans le soin.
Il est vrai que les mots et l’écriture sont importants pour moi. La musique également. La psychologie a pris sa place, dans mon cerveau, dans ce contexte. Passionné par mes études de psychologie, il est vrai pourtant que la recherche clinique n’a pas toujours fait partie de mes préoccupations. Lors de ma Licence et Master, j’ai enchainé la rédaction de mémoire toujours en recherche fondamentale. Intéressants, mais je n’y trouvais pas tellement de sens à la produire, même si je pouvais éprouver du plaisir à lire.
Pour autant, lors d’un de mes stages longs pré professionnalisants de master 2, je m’essaie à une sorte de musicothérapie réceptive groupale intuitive, auprès d’adultes autistes sans déficience intellectuelle associée et non musiciens. Un ami musicien était même venu à l’hôpital pour la dernière séance qui avait eu lieu (hasard du calendrier) le 21 juin ! J’observe après une dizaine de séances, quelques résultats intéressants et je me suis dis qu’il faudrait en faire quelque chose, mais je ne savais pas bien quoi…
Dans le même moment, alors en train de devenir psychologue, je rencontre le Dr Bruno Gepner (médecin psychiatre spécialiste des autismes) qui s’intéresse à mon groupe. Je l’ignore encore mais le
Dr Gepner deviendra mon premier mentor et m’aidera à poser et repérer mes premières balises dans ce monde complexe de la recherche. Le hasard des rencontres fait que de son côté, il est en train de lancer le GAAM (ou GAM), le Groupe d’Adultes Autistes Musiciens, armé de son violon et de son alto, et souhaiterait objectiver les résultats de son groupe. On met de côté ma demande, qui évolue d’elle-même, et je me greffe progressivement à ce projet que je rejoins dès la première année, du côté de la recherche
clinique ; et co-thérapeute dès la deuxième année durant 3 ans (de la rentrée 2018 à juin 2021). Très tôt, à la demande de la revue
« Enfances & Psy », nous rendons compte d’un premier article :
« La musique comme voie thérapeutique pour les personnes autistes » (Gepner et Scotto Di Rinaldi, 2018) qui présente les modalités du GAAM et nos premières observations cliniques. Un article du
Dr Gepner, l’année suivante présentera quelques données complémentaires (Gepner, 2019).


Après un premier colloque en tant que co-conférencier, sur « Autismes et Musiques », suivi d’une démonstration musicale avec le GAAM, nous avons poursuivi dans la lancée de promouvoir la musicothérapie dans l’accompagnement de l’autisme. Dans la foulée, je me forme à la musicothérapie, par le DU de Montpellier. Malgré notre expérience, nous faisons donc un nécessaire pas de côté, et nous choisissons de réfléchir au regard des données disponibles. Le Dr Gepner me propose de produire un rapport scientifique pour le soumettre à la HAS (Haute Autorité de Santé) ainsi qu’à la DIA (Délégation Interministérielle de l’Autisme). On se lance donc, de manière acharnée dans cette aventure, dans la lecture et l’écriture… Une soixantaine de pages s’écrivent, remplies de commentaires, des auteurs et des nôtres, et de mise en liens. Vaste projet, vaste entreprise qui de ma petite place de jeune psychologue, m’a forcément bousculé et transcendé. Seul je n’aurai pas eu la prétention, ni même l’idée de co-écrire ce type de document, si je n’étais pas épaulé par le
Dr Gepner. Tout ceci m’a permis inévitablement de développer une vision critique, dans le noble sens du terme, de comprendre, d’analyser, le travail de mes collègues de par le monde. D’essayer timidement d’en comprendre la portée, les bénéfices et les écueils. Ça y est ! J’amorce ainsi mes premiers pas et dès lors je ne parviens pas à éteindre les idées et les pensées qui en découlent.
Face au peu d’actions et de réactions que la diffusion officieuse de ce rapport suscite, nous décidons d’en produire des articles. Je me heurte ainsi à ce niveau à un long chemin entre la rédaction et la publication. Je heurte au caractère fortement chronophage de l’exercice, à certains enjeux, mais aussi à l’effort de synthèse, supplice du passionné. Pour autant, depuis les bancs de la fac, livres, articles, études et profs suggéraient des canons scientifiques qui avaient laissé traces. Sorte de poudre dans l’encre… Ça y’est, je comprends et je vis pleinement l’étymologie du mot « passion » qui comporte une part nécessaire de souffrance.
Une première revue de littérature (format d’article qui compile différents articles significatifs et qui répond à une question de recherche précise) sur les bénéfices de la musicothérapie est acceptée. D’abord auprès d’enfants et d’adolescents TSA avec ou sans DI associée (Scotto Di Rinaldi et Gepner, 2023), et ensuite auprès d’adultes TSA avec ou sans DI associée (Scotto Di Rinaldi et Gepner, 2024). On clôture ainsi ce triptyque avec la parution de notre rapport scientifique à la revue française de musicothérapie, rare revue à accepter un manuscrit d’autant de pages, merci à eux ! (Gepner et Scotto Di Rinaldi, 2024).
C’est ainsi que la graine avait germé. Il fallait que j’aille plus loin, que je produise mes propres recherches et que je laisse mes idées et mes envies s’exprimer et que je donne encore plus de corps à ma pratique clinique actuelle. Parallèlement, dans un projet commun avec une collègue psychomotricienne passionnée et passionnante, nous avons souhaité témoigner de la place de la musicothérapie dans un accompagnement d’un adulte en situation de déficience visuelle (Scotto Di Rinaldi et Roussillon, 2023). Population avec laquelle je finirai par travailler. Cet article est important pour moi pour car il signe également une première pierre sur le caractère transdisciplinaire, sur la place de la musicothérapie comme soutien d’une autre discipline.
Dans ces mêmes temps, je me retrouve inscrit en thèse de doctorat en psychopathologie à l’Université Toulouse Jean Jaurès. Toujours sur mon centre d’intérêt restreint : la musicothérapie, et l’évaluation, si ce n’est la compréhension de ce qui fait thérapie… Exerçant auprès de patients adolescents hospitalisés pour anorexie mentale, nous publions une première étude pilote sur les effets d’un protocole de musicothérapie réceptive le DéPi-AM, qui se propose en groupe et reste adapté à la symptomatologie anorexique (Scotto Di Rinaldi, Silva, Da Fonseca, Bat-Pitault, 2024). Je prends soin d’écrire et de décrire davantage de détails dans un article paru dans la revue canadienne de musicothérapie (Scotto Di Rinaldi, 2023).

Un autre colloque, nous a permis également de nous rassembler, et de présenter les prémices de nos travaux communs, qui feront l’objet de publications prochaines. Notre équipe de recherche actuelle prend ainsi forme, riche par notre interdisciplinarité. Dans nos travaux à venir (Esteves, Sudres, Scotto Di Rinaldi, Rabereau, Kivits, 2025), nous parlons depuis différentes places représentatives d’une équipe clinique (psychologues et psychothérapeutes ; musicothérapeutes ; universitaires (professeur de psychopathologie, doctorant) ; psychomotricien ; musiciens (amateur et professionnel) ; chargé de médiation culturelle et thérapeutique ; infirmier psy, psychiatre).
Cette histoire, est vivante, mouvante… Elle sera réactualisée régulièrement.
Ma rencontre avec Jean-Luc Sudres, professeur de psychopathologie, a été salvatrice. Impressionné par la rapidité et la considération qu’il a porté et qu’il porte à mon projet de thèse actuel, il deviendra rapidement mon mentor actuel, pour m’accompagner encore plus dans ce monde de la recherche. Dans le cadre d’un numéro sur l’anorexie mentale, deux premiers articles de cadrage marquent le début de notre activité de recherche commune (Scotto Di Rinaldi, Sudres, Rousseau, Bouchard, 2023a ; 2023b) dont « Anorexie mentale et musicothérapie », présente aussi le cas d’une jeune patiente que j’avais accompagné en musicothérapie réceptive individuelle.
En parallèle, en rentrant en doctorat, je me passionne progressivement et rapidement pour la recherche clinique et l’épistémologie et la recherche de ce qui fait vérité dans les travaux en musicothérapie (Scotto Di Rinaldi, 2023). Le colloque de septembre 2023 appuie grandement cet intérêt chez moi… Un prochain chapitre devrait voir le jour prochainement. J’ai pris soin d’y détailler davantage cette première lecture des « coulisses » et des sous-bassements théoriques de la recherche.


